Le film documentaire « Chasing Trane : The John Coltrane » (Poursuivre la trame de John Coltrane), qui retrace « le génie » musical du saxophoniste et compositeur américain du même nom, a été projeté, jeudi, dans le cadre de la célébration du « Black History Month » (le Mois de l’histoire des peuples noirs) au Centre de recherche ouest africain (ou WARC).

Le long métrage, réalisé en 2016 par John Scheinfeld, revient sur les hauts et les bas de celui qui, selon le guitariste américain d’origine mexicaine Carlos Santana, « joue la vie ».

En effet, l’on découvre à travers des interviews de Carlos Santana, Bill Cliton, etc., des images d’archives de prestations et concerts du musicien Coltrane et des témoignages de ses enfants, les deux volets qui forment l’homme Coltrane, « la créativité et la spiritualité », souligne le professeur Maguèye Kassé, mélomane et fin connaisseur de l’artiste.

Pour le professeur Kassé, « les deux concepts créativité et spiritualité visent à comprendre de manière sans doute arbitraire l’œuvre de Coltrane ».

« Créativité comprend l’idée d’imaginer et de construire quelque chose de neuf loin de la banalité. (…). Chez Coltrane, on note cette volonté d’installer par la tonalité au ténor comme au soprano la mélodie, l’improvisation et l’appréciation de l’existence de l’être », explique-t-il.

A propos du concept de la « spiritualité », il souligne que « cela renvoie à la transcendance vers un absolu ».

Comme pour sa sa famille très spirituelle, notamment son grand-père pasteur, le musicien américain, qui est mort à l’âge de 40 ans, a su surfer sur son ouverture à toutes les religions pour se relever de la drogue qui risquait d’anéantir sa vie.

« La phrase qu’il a dite à la fin du film +Il faut toujours laisser derrière soit une partie du paradis+ résume tout de l’homme », souligne le journaliste et critique de cinéma, Baba Diop.

A travers sa discographie, le musicien a su répandre « la paix, l’amour » avec beaucoup d’émotions.

Les titres « Alabama », composé en 1963 en réponse au bombardement d’une église à Alabama, et « Nagasaki », écrit en 1966 lors d’un voyage au Japon pour la mémoire des disparus de la bombe atomique d’Hirochima et de Nagasaki, démontre « tout l’humanisme » de ce musicien, témoignent certains parmi ceux qui sont venus suivre la projection.

Selon le directeur du WARC, Ousmane Sène, la célébration du « Mois de l’histoire du peuple noir » va se poursuivre avec « un film sur la trajectoire de l’esclavage à travers les épaves enfouies le long de la côte ».

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