KARABA ou l’hypothèse d’un viol collectif

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Le célèbre film d’animation « kirikou et la sorcière » de Michel Ocelot sorti en 1998 est un film d’animation inspiré d’un conte Africain qui conte les aventures d’un minuscule jeune garçon (kirikou) qui en plus d’être minuscule est doté d’un courage et d’un intellect sans pareil ce qui lui a permis de sauver à maintes reprises son village des maléfices d’une méchante sorcière dénommée Karaba.

L’histoire dans son ensemble se résume de la sorte. Cependant, une internaute enflamme le net en publiant le devoir qu’a présenté sa fille à l’occasion de la journée mondiale des droits de la femme. Dans son devoir, elle fait une étude comparée dans laquelle elle explique que histoire de Karaba et les hommes n’est que la triste histoire d’un viol collectif.
Les arguments avancés par cette dernière sont :

• A la question de savoir pourquoi karaba haïssait les hommes et les transformait en fétiche, kirikou se rendit à la montagne poser la question à un vieux sage (son grand père). Celui ci lui répond que karaba n’a pas toujours été mauvaise. Il continue en disant qu’elle était une jeune femme très belle qui avait été capturée par les hommes du village qui à plusieurs se sont mis sur elle, l’ont immobilisée pour lui enfoncer dans l’épine dorsale « un pic » qui l’a fait souffrir atrocement et lui fait subir le martyr et que cette épine était la raison de sa transformation en sorcière.

• Cette douleur quotidienne est telle, qu’elle l’empêche de vivre, d’aimer et l’a rendu haineuse envers les hommes qu’elle a maudit et avec eux tout le village entier.

Ce récit n’est rien d’autre qu’une allégorie du viol. Par la, il faut comprendre que les hommes se sont mis à plusieurs sur karaba, l’ont immobilisée et lui ont enfoncé un pic qui symbolise leur sexe causant des douleurs effroyables à karaba. Elle s’est ensuite retrouvée rejetée et isolée hors du village.

Kirikou ici représente l’innocence et le courage. C’est lui qui dans sa quête de savoir pourquoi Karaba haïssait les hommes, découvre son secret et va la libérer de son mal en lui arrachant avec ses dents, le pic que lui ont enfoncé les hommes, la libérant ainsi de sa douleur. Sur ce, cette dernière va reprendre goût à la vie et par ricochet va pardonner aux hommes, leur redonner leur aspect normal et se réconcilier avec le village

L’histoire peut paraître tirée par les cheveux mais quand on analyse la situation de plus près elle prend tout son sens. Rappelez vous Karaba en a seulement après les hommes. Seuls les hommes sont transformés en fétiche. Les femmes, elles ne sont victimes que de vols de bijoux (de manière générale).

L’auteur du devoir termine sur ces propos :  » violer une femme, c’est violer le monde, se maudire soi-même et être condamné au malheur…Karaba la sorcière n’est donc pas un bourreau, mais une victime de viol qui ayant eu le courage de punir ses bourreaux qui sont les villageois, s’est vue rejetée par toute sa communauté et mise à l’écart. »

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